Coopération au Développement
1. Aperçu
Le Cameroun appartient au cercle des 57 pays partenaires sur lesquels se concentre la coopération allemande au développement.
Les négociations intergouvernementales entre le Cameroun et l'Allemagne ont eu lieu du 22 au 23 septembre 2010 à Bonn conformément à leur plan d'échéance deux ans.
Au cours de ces négociations les deux partenaires ont réaffirmé l'importance des trois secteurs prioritaires dans lesquels la coopération allemande au développement est actuellement concentrée (voir des détails ci-dessous). Ces secteurs cadrent parfaitement avec les objectifs de développement du Cameroun.
À la difference de l'échéance précédente, un don d'un montant global de 77 Millions d'Euros a été octroyé au Cameroun pour le compte de la période 2010-2013. 40 millions d'Euros de cette enveloppe seront destinés à la coopération financière alors que 37 millions iront à la coopération technique. L'engagement de l'Allemange connait ainsi une légère hausse par rapport aux dernières négociations en 2008. Ceci fait de l'Allemagne le bailleur bilatéral le plus important à côté de la France
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M. Niels Breyer (BMZ) et M. Essomba Ngoula (MINEPAT) lors de la cérémonie de clôture des négociations intergouvernementales
(© Ambassade d'Allemagne, Yaoundé)
Vous trouverez ci-dessous le schéma de répartition de cette enveloppe globalle.
Schéma de répartition de l'enveloppe globale de 77 Mio. € [pdf, 50.18k]
Vous trouverez ci-dessous le discours d'ouverture de Monsieur Niels Breyer
Discours d'ouverture de M. Niels Breyer [pdf, 77.89k]
Les contributions de la coopération financière tout comme celles de la coopération technique sont non remboursables. L'Allemagne participe proportionnellement à la coopération au développement des bailleurs multilatéraux tels que l'Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, etc.
En novembre 2003, il a été convenu que la coopération entre les deux gouvernements mettrait l'accent sur les trois pôles prioritaires d'intervention que sont
la Santé et le VIH/SIDA,
la Gestion Durable des Ressources Naturelles ainsi que
la Décentralisation, le Développement Local et la Gouvernance.
Dans le cadre de la coopération allemande les organismes d’exécution les plus importants au Cameroun sont la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (Coopération Technique Allemande - GTZ), le Deutscher Entwicklungsdienst (Service Allemand de Développement - DED), et dans le cadre de la coopération financière, la KfW Entwicklungsbank (Banque de Développement - KfW).
2. En détails
2.1 Dialogue politique et coordination des bailleurs
La mauvaise gouvernance, la prédominance des intérêts particuliers, et la corruption sans cesse croissante et répandue compromettent le succès des mesures isolées contre la corruption. Aussi, la coopération allemande au développement se préoccupe t-elle intensivement de renforcer les conditions politiques qui se posent comme obstacle à la mise en application du développement et rechercher une coopération étroite dans le pays dans l'esprit de la Déclaration de Paris avec les autres bailleurs. En outre des initiatives non étatiques doivent s'engager là où l'occasion s'offre.
Il existe actuellement une concertation politique au niveau des ambassadeurs et chef de délégation dit „8+6“ ainsi que des rencontres régulières des Etats membres de l'Union européenne, représentés sur place avec le gouvernement camerounais.
L'Allemagne attire régulièrement l'attention sur les conditions peu satisfaisantes de gouvernance dans le cadre du dialogue politique avec le Cameroun notamment la situation des droits de l'homme, la démocratisation et la gouvernance.
En outre, les bailleurs se concertent régulièrement et de manière interne, au niveau des chefs des Organisations de Coopération au développement dans le comité des Bailleurs (Comité Multi-Bailleurs - CMB), initié par le Programme des Nations Unies pour le Développement, PNUD .
Dans l'esprit de la Déclaration de Paris pour l'amélioration de l'efficacité de la coopération de développement, le gouvernement camerounais s'efforce de renforcer sa responsabilité de coordination pour la coopération de développement des différents bailleurs. Sur demande du gouvernement camerounais, la coopération allemande au développement effectue le renforcement des capacités du personnel à travers l'initiative “Conseillers à la mise en oeuvre de la Déclaration de Paris”.
2.2. Les priorités de la coopération
Ces secteurs prioritaires ci-dessus indiqués jouent un rôle central pour le développement du pays dans l'esprit de l'analyse des problèmes fondamentaux et du potentiel de développement et sont aussi définis comme prioritaires dans la stratégie du gouvernement camerounais de la lutte contre la pauvreté. Par ailleurs, des avantages comparatifs des aspects globaux de politique structurelle, sont pris en considération dans le choix des secteurs prioritaires de développement, en raison d’expériences présentes dans la coopération.
2.2.1. Secteur prioritaire “Santé et VIH/SIDA”
L’insuffisance des moyens d’équipements et les déficits significatifs dans l’administration du système de santé ont conduit à une stagnation des indicateurs de santé ces dernières années au Cameroun. En outre, des dépenses relativement infimes, ont encore été effectuées en 2005, de l’ordre de 3,45% du budget total pour les infrastructures de santé publique. Cette valeur se situe par rapport à la part recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), nettement en dessous de 6%, et par rapport à l’objectif des chefs d’Etats africains déclarés à Abuja, en dessous de 15%.
Le but ultime du soutien allemand dans le secteur de santé camerounais reste l'amélioration durable de la santé de la population, surtout des gens pauvres,
Préservatifs distribué dans le cadre de la lutte contre "VIH/SIDA"
ainsi que des femmes et des enfants qui sont exposés particulièrement aux risques de maladie. Ceci implique l’amélioration durable et structurelle du système de santé et du système de management, ainsi qu’une attitude de changement fondamental des acteurs. Pour ce faire la condition est les améliorations structurelles durables du système de santé et de la gestion de système ainsi qu'un réglage de base des acteurs modifié. Cet objectif coïncide largement avec la stratégie de secteur camerounaise (2001 - 2010). Ces mesures de la coopération allemande au développement visent par conséquent - en accord avec le partenaire et avec les autres -bailleurs - un soutien de la mise en oeuvre des domaines d’action choisis de cette stratégie :
- affermissement des groupes d'entreaide locaux de personnes infectées par le VIH/SIDA et les jeunes mères
- Amélioration des conditions d’équipement, ainsi que la sécurisation et l’exploitation durable desetablissements de santé
- le développement décentralisé des institutions d’assurance maladie
- le progrès d’une politique pour le manque de médicament et l’amélioration de l’offre en
médicament
- la mise en application et le financement des programmes nationaux de lutte contre la
tuberculose, le VIH/SIDA et le choléra
- Développement et mise en application d’une politique de surveillance des Etablissements de santé
- Précision du rôle des secteurs ecclésiastiques et non étatiques.
En accord avec les contenus des secteurs prioritaires de la stratégie camerounaise de santé (2001-2010), la répartition régionale des bailleurs dans le secteur de la santé doit de plus en plus être transférée dans le cadre du „Sector-Wide Approach (SWAp)“ dans une concentration thématique des bailleurs . En outre, le rattachement des bailleurs à la stratégie de santé camerounaise par le SWAp devrait être ameliorée au fur et á mesure. La coordination des bailleurs sous la responsabilité du ministère doit être formalisée.
2.2.2. Secteur prioritaire de l’exploitation durable des ressources naturelles
De vastes étendues de forêt du Cameroun font partie des plus riches en variétés d’espèces et au monde, et constituent entre autre à travers la faune sauvage et autres produits secondaires sylvicoles, une source importante de revenus et d’alimentation pour les populations
Forêt intacte
riveraines. L’exportation du bois constitue plus de 10% du Produit Interieur Brut (PIB) . La pression de l’exploitation massive et croissante de la coupe partiellement illégale du bois met ces ressources en danger. Il s’ensuit un risque croissant de désertification, et une menace pour l’habitat des populations pygmées.
Le Cameroun dispose depuis les années 90 d’une politique forestière qui, avec l’accent mis sur la gestion durable et participative des ressources sylvicoles, la lutte contre la pauvreté, la biodiversité, l’implication du secteur privé ainsi que l’amélioration de la gouvernance, en fait un secteur politique d’avant-garde. Cette politique s’est poursuivie et s’est concrétisée vers la moitié de 2004 à travers le programme sectoriel forêt -environnements.
Le PSFE se base sur la stratégie de lutte contre la pauvreté nationale et montre que le gouvernement camerounais a reconnu la réglementation des ressources durables pour le développement du pays et la lutte contre la pauvreté.
Le programme national se donne pour finalité la conservation des fonctions économiques, écologiques et sociales de l’écosystème forestier du Cameroun à travers une gestion durable. Les processus de réforme et les objectifs avoués de la stratégie camerounaise du secteur forestier dans lequel s’oriente la coopération allemande au développement sont les suivants:
· l'adaption des conditions cadres (par exemple certification / FLEGT)
· l'exploitation durable et mise en valeur des ressources de la forêt
· la conservation des zones protégées choisies
· la vérification du caractère accomondant des mesures d'investissement avec l'environnement et les mesueres d'investissement et activités de développement dans les régions de forêt
· Capacity-building / Ressource humaine
Le but principal de la coopération germano-camerounaise au développement est de contribuer de façon significative à l'amélioration des conditions de vie des populations locales et au développement durable du Cameroun
Embarquement d'un tronc d'arbre
moyennant l’exploitation durable des ressources forestières et la protection des écosystèmes de forêt. La mise en application d’une approche verticale des réformes au plan local, communal et au niveau provincial par une consultation politique au niveau national devrait atteindre ce but. Des investissements complémentaires devraient être aussi financés comme condition pour la protection et la gestion durable des forêts. L'accès au budget de l'aide du secteur des forêts, avec le but plus vaste de l'intensification du dialogue de politique sectorielle est projeté. En outre, l'entrée en jeu de nouveaux instruments est prévu pour la préservation de la gestion financière des projets de protection de la nature par la coopération financière, comme moyens de tutelle et comme capital de fondation. Par ailleurs, dans le cadre du COMIFAC des approches régionales de gestion de ressource durable seront soutenues.
D’autres Bailleurs comme la banque mondiale, le fonds international pour le développement agricole IFAD, l’Union Européenne et la France interviennent aussi dans ce secteur prioritaire.
2.2.3 Le Secteur prioritaire „Décentralisation, Développement Local et Gouvernance“
Les procédures de décentralisation ancrées dans la constitution de 1996 marchent seulement lentement en tête, et c’est seulement avec hésitation que la responsabilité est démocratiquement attribuée à des unités décentralisées et légitimes. Les ressources financières des communes sont encore petites et sont souvent attribuées d’après des critères non transparents. Des structures démocratiques et politiquement très faibles et une société civile institutionnellement peu organisée ne peuvent pas provoquer cette mutation nécessaire.
Construction d'un puits d'eau à Elig Ayissi (Province du Centrale)
Malgré ces conditions difficiles, il se développe cependant au niveau communal une volonté de création croissante qui s'accompagne en effet d’un besoin important d’affermissement institutionnel. Au niveau national, les différentes coalitions de la société civile commencent à se former. Simultanément le Cameroun dispose en comparaison avec d'autres pays Subsahariens d'Afrique d’un fort capital humain.
La stratégie germano-camerounaise dans ce secteur prioritaire s'oriente par les stratégies du partenaire. Elle devrait promouvoir sa transposition dans les domaines suivants :
· Soutien des acteurs publics et centraux à la création de politique dans les domaines de la décentralisation
· Soutien du Cameroun à la mise en oeuvre de la déclaration de Paris
· La qualification des structures décentralisées sur tous les niveaux à l’appropriation et l’observation de leurs nouveaux rôles et l’affermissement de l'efficience des communes
· Le soutien à l'élaboration participative et l’application des plans à l'aide du développement économique et social local
· L'affermissement des acteurs de la société civile à l'observation de leurs devoirs dans le domaine du développement local et Lobbying pour l’application et le Monitoring participatif du PRSP et le processus de décentralisation
· L'amélioration de l'infrastructure physique communale
En raisons de l'orientation des effets, les mesures se concentrent sur le niveau local sur trois des dix provinces du Cameroun, le Centre, l’Extrême Nord et l’Ouest.
2.3 L'Annulation de la dette
Le Cameroun faisait partie des pays les plus endettés d'Afrique. En 1999, les dettes à l'étranger se chiffraient à environ 9,4 milliards dollars US. Cependant au cours de l'année 2006, le pays pouvait devenir presque complètement désendetté grâce aux initiatives de PPTE. Au cours de 2005 encore 22,8% des revenus à l'exportation étaient utilisé pour les intérêts et paiements d’amortissement, contre seulement 6,6% en 2006. D’après les calculs de la banque mondiale, le Cameroun va épargner 265 millions annuellement jusqu’à 2015. Les possibilités pour les investissements et les dépenses ont fortement augmenté. Par conséquent, les attentes des populations sont grandes. La réduction des dettes et les ressources budgétaires libérées doivent être utilisées exclusivement pour la lutte contre la pauvreté. L'Allemagne a pris part de manière tout à fait considérable à ce développement positif.
La contribution allemande à la réduction des dettes
L'état d’endettement du Cameroun vis-à-vis de l'Allemagne provient des contrats de prêt et des contrats de consolidation de prêt de la KfW avec le Cameroun, ainsi que des crédits à l'exportation de Euler Hermès. Jusqu’en 2000, on s’est régulièrement efforcé de convertir diverses dettes (Cameroun I-V) en baissant le service de la dette.
Signature d'accord
Au cours du premier tour de réduction des dettes l’Allemagne a dispensé le Cameroun de 621 millions d’euros avec l'accord „Cameroun VI“ (inclusivement les deux conventions supplémentaires). Dans le cadre d’un accord de réduction des dettes tenu en décembre 2007 („Cameroun VII“) l'Allemagne a dispensé l'état camerounais de 810 millions d’euros supplémentaires. Selon le Ministère fédérale des Finances , cette somme est composée d'environ 480 millions Euros pour les créances commerciales et presque 330 millions pour la coopération financière. En tenant compte des précédents tours de réduction des dettes l’Allemagne a annulé un montant total de 1,431 Milliards d’euros vis-à-vis de l’Etat camerounais.
Les microprojets
L’ambassade dispose de la possibilité de financer des micros projets locaux dans le cadre de la coopération technique. Ces mesures prennent directement en compte les besoins des couches les plus pauvres de la population. L’ambassade met une attention particulière sur les effets spécifiques de genre de la mesure, c‘est - dire sur les projets, qui servent à l'amélioration réelle de la situation des femmes dans leur milieu de vie. Sont surtout encouragés des microprojets, qui ne peuvent être financés ou pareille par le porteur local (par exemple ONG) des stations de mission.
L'aide n’est pas possible pour des individus ou groupes déjà privilégiés. De plus, ne font pas partie des aides les paiements et les salaires ainsi que des dépenses courantes pour les biens de consommation, médicaments, etc.
L'aide du microprojet est limitée au montant de 25.000 euros (à partir de 2009) et accompagnée d'une personne de confiance connue de l’ambassade (par exemple de la coopération allemande au développement) et s’effectue avec le porteur de projet.
Sur cette base, ont pu être realisés dans le premier semestre 2008 des projets tel que: la réparation du toit d'une école, l'achat de matériel didactique pour les groupes de lutte contre le VIH/SIDA, la construction d’une unité de production et vente de rejetons de banane ainsi qu'une unité de production d’huile de palme.
Ce type d'aide rapide et directement visible est hautement estimée par les populations et gagne en notoriété.
Les organisations allemandes au Cameroun
Ici, vous trouvez des liens des organisations allemandes les plus importantes au Cameroun:
La coopération technique allemande (GTZ)
Le Service allemand de développement (DED)
La banque allemande de développement (KfW)
L'Institut Goethe
La Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung